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VigiJardin : indispensable à tous les jardiniers

Publié le 29 décembre 2014 par Gilles Nature en ville à Cergy-Pontoise

Vous êtes perplexe devant un dégât au jardin : maladie, ravageur, autre chose ?

VigiJardin est là pour vous aider, gratuitement et en toute simplicité. Il suffit de vous laisser guider jusqu’au diagnostic puis d’accéder par l’onglet « symptômes et dégâts » à la fiche technique qui expose pour chaque cas toutes les préconisations préventives et curatives, respectueuses de l’environnement.

Ce nouveau service vous est offert par Jardiner Autrement. Il est le fruit d’une collaboration entre la Société Nationale d’Horticulture de France et l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).

Les autres outils Ephytia développés par l’INRA sont de véritables mines d’informations, par exemple pour identifier et connaître…

– les auxiliaires du jardin :

http://ephytia.inra.fr/fr/C/18479/Biocontrol-Fiches-auxiliaires-ravageurs

– la flore auxiliaire :

http://ephytia.inra.fr/fr/C/20119/hypp-La-flore-auxiliaire

– les herbes indésirables :

http://ephytia.inra.fr/fr/C/11081/hypp-Les-adventices-des-cultures-HYPPA

Pour savoir pourquoi il vaut mieux faire ses propres graines...

FAIRE SON COMPOST

 

Le compostage permet de recycler les déchets de jardins mais aussi ménagers. Certains incorporent tous les déchets de cuisine, d'autre ne recommandent que les restes végétaux (cuits ou non), le marc de café, le thé et les coquilles d’œufs et de fruits de mer chauffées et fragmentées.

Ces déchets sont mélangés à d'autres matières.

 

On répartit les matières en :

  • déchets verts plutôt composés d'azote (N) :herbe, feuilles vertes, fleurs, légumes, fruits, champignons, légumineuses, céréales, pâtes alimentaires, tisane, herbes diverses séchées sans graines, algues, gazon...

  • déchets bruns, ceux à forte teneur en Carbone (C) : carton, paille, feuilles sèches, écorces de noix, café, noyaux de fruits, journal, papier (recyclable sans encre), brindilles, sciure, copeaux, bois... Ils structurent la matière décomposée et lui évite de s'affaisser sous l'action de l'eau et de la gravitation. Ainsi, le sol est aéré, et peut accueillir la pédoflore et pédofaune pour le vivifier. Les réduire et les mouiller préalablement à leur incorporation au compost.

    Il est recommandé d'avoir régulièrement une réserve de cette matière brune qui permet de réguler la structure (décompactage-aération) et l'excès d'eau du compost.

   Le but est d'atteindre un équilibre entre azote et carbone au moment de la décomposition.

 

Les activateurs de compost comme l'Ortie et la Consoude ont un rapport C/N bien équilibré à raison d'1/3 de carbone et 2/3 d'azote. Ceci dynamise l'activité microbienne.

D'autres activateurs sont disponibles également :

    • Pissenlit, fougère, pois de senteur, achillée, luzerne, poudre de sang, d'os, cendre...

       

Il existe différents types de composteurs. Le choix est effectué en fonction de critères personnels (esthétiques, aspect pratique, taille, facilité d'utilisation).

Avoir un ou deux espaces de compostage au jardin permet de démarrer un nouveau compost lorsque le précédent termine sa maturité. Cela permet aussi des manipulation plus aisées.

 

Important : le composteur nécessite

    • d' être couvert (protège de l'excès d'eau, du dessèchement et la microfaune de la lumière)

    • de rester humide (tester en prenant une poignée et en serrant : l'eau doit juste maintenir une motte sans ruisseler. La motte se redécompose au premier petit coup).

    • d'être régulièrement aéré, retourné dans sa partie supérieure.

 

 

Le compost jeune (6 à 8 mois) convient à une utilisation grossière. Il peut être épandu en paillage au pied des arbres en toute saison et en couverture des sols à l’automne. Il permet de protéger la terre contre le soleil, la pluie et le vent, et de limiter la prolifération des mauvaises herbes.

Le compost mûr (10 à 12 mois) a un effet amendant et fertilisant. Il possède une structure grumeleuse comparable à du terreau, dégage une odeur agréable de sous-bois et les vers ont presque quitté le tas.

Incorporer le compost mûr superficiellement aux 5-15 premiers centimètres du sol au moment des semis ou des repiquages.

  Apports de 2 litres/m² : ails, oignons, échalotes, pommes de terre.
  Apports de 4 litres/m² : haricots, carottes, endives.
  Apports de 5 à 8 litres/m² : tomates, poivrons, salades, poireaux, fraisiers, courges, melons.

 

Nota :

Le compost est vivant. En cela il diffère des produits commercialisés  enrichis chimiquement.

Pour les semis "hors sol", l'utilisation d'un compost pur est déconseillée : on recommande plutôt d'en mélanger 1/3 avec 1/3 terre fine de jardin et 1/3 de sable.

 

Mesurer le pH du sol

Vous pouvez tester vous-même le pH du sol de votre jardin à moindre coût.

La plupart de nos jardins toulousains ont un sol limoneux-argileux ; on peut former un boudin qui se casse si l’on veut en faire un anneau. C’est un sol plutôt acide (pH inférieur à 7) qui ne convient pas à certains légumes (épinards, navets…).

MATERIEL :

Bocaux en verre (confiture, yaourts) pas trop grands. Prévoir un bocal par parcelle cultivée.

Eau déminéralisée, environ 2,50 euros en grande surface.

Papier pH , environ 8 euros en pharmacie.

Mesurez aussi si possible un échantillon de terre jamais cultivée, il vous servira de référence sur votre sol de base.

Mettez une poignée de terre par pot, ajoutez l’eau déminéralisée et mélangez pour obtenir un liquide épais ; laissez poser quelques minutes. Trempez une languette de papier pH dans la solution. Le papier change de couleur, rapprochez le alors de la palette de couleurs fournie avec le papier.

La solution est : acide si le pH est inférieur à 7, neutre si le pH est égal à 7, basique si le pH est supérieur à 7.

Un sol acide est pauvre en calcaire et nécessite un amendement qui présente plusieurs intérêts : Il apporte du calcium dont les plantes ont besoin. Il agit sur la granulométrie de la terre (aspect semoule), favorisant ainsi la circulation de l’eau et de l’air. Les ions calcium font le lien entre les molécules d’argile et d’humus, c’est la floculation ; le résultat est le complexe argilo-humique, notre sol fertile.

A noter : les lombrics font exactement le même travail lors de la digestion de la terre ; ses intestins synthétisent le calcium et réalisent de la même façon le complexe argilo-humique.

QUEL AMENDEMENT CHOISIR ?

La chaux est le plus économique ; son épandage se fait à l’automne. Il ne faut pas l’associer au fumier car elle détruit les micros organismes.

Si vous avez raté l’épandage d’automne, vous trouverez en jardinerie des amendements calciques prêts à l’emploi. Ils sont souvent enrichis en magnésium.

D’un coût plus élevé, ils présentent l’avantage de pouvoir s’utiliser n’importe quand sans risque de brûlures. Vous n’êtes pas obligés d’amender l’ensemble du jardin mais seulement les parcelles qui l’exigent.

La plupart des légumes se contentent d’un pH entre 5,5 et 7.Certains détestent l’acidité : ail, échalotes, carottes cèleri…D’autres préfèrent un pH à minimum 7 : haricots, navets, poireaux, concombres…